Des chercheurs de l'Université de Los Angeles font apparaître l'effet antalgique de l'amour.
L'étude
Ils ont pratiqué deux expériences sur 28 jeunes femmes, accompagnées de leurs partenaires. Soumises à des "impulsions thermiques" plus ou moins intenses, voire douloureuses, sur leur avant-bras droit, elles devaient simultanément, dans un premier temps et sans les voir, tenir dans leur main gauche une balle en mousse, ou la main de leur partenaire ou celle de l'expérimentateur.
Chaque participante savait à qui appartenait cette main et devait noter de 1 à 10 la douleur ressentie.
Or, celle-ci diminuait lorsqu'elle tenait la main de leur partenaire.
Dans un deuxième temps, les mêmes tests furent de nouveau pratiqués, alors qu'elles regardaient des photos : un objet, une personne inconnue, leur partenaire. Les chercheurs ont alors constaté que la douleur des participantes s'atténuait avec la photo de leur partenaire : «Regarder des photos de l’être aimé peut activer des représentations mentales associées au sentiment d’être aimé et soutenu, ce qui peut suffire à atténuer l’expérience de la douleur».
Conclusion
Cette découverte révèle, en outre, qu'en cas d'absence physique de l'être cher, les souffrances peuvent être réduites par la simple visualisation de sa photo. Par ailleurs, les capacités de soutien des "accompagnants" de malades peuvent être inégales (à cause de la fatigue, du doute, de la tristesse, etc.). Leur photo peut alors prendre le relais dans cette fonction d'accompagnement, parfois même avec plus d'efficacité que leur présence physique.
Pour en savoir plus...
(Source : article paru dans le magazine Psychological Science : «A picture’s worth : partner photographs reduce experimentally induced pain», par Sarah L. Master et al., novembre 2009)