Dépister et prévenir le stress chronique


Le stress, c'est quoi ?

Selon certains, le mot « stress » vient du latin « stringere » qui signifie « rendre raide », « serrer », « presser » ; pour d?autres, il est issu du mot anglais « stress » qui signifie « contrainte ».

C?est un agent physique (le froid, la faim, une infection?) ou psychologique (peur, deuil, ou examen?) qui provoque un ensemble de réactions non spécifiques de l?organisme vivant (physiologiques, métaboliques et comportementales).
 
Le Dr Hans Selye* (1907-1982) a été l?un des pionniers de l?étude du stress. Dans son livre « Le stress de la vie », le Dr Selye a enrichi la recherche en endocrinologie d?un nouveau concept diagnostique : le "syndrome général d?adaptation". Il s?agit de l?ensemble des modifications qui permettent à l?organisme de supporter les conséquences physiopathologiques d?un traumatisme naturel ou opératoire. Ce syndrome comporte 3 étapes : une phase d'"alarme", une de "résistance" et enfin une phase d'"épuisement".

Les trois phases du stress

1. L'alarme

Au premier contact de l'individu avec l'agent stressant, l'organisme est immédiatement mis en état d'"alerte".

2. La résistance

C'est le prolongement de la première phase, les réactions sont bien plus ciblées et adaptées pour la défense de l'individu face aux événements.

Tel un combattant, l'individu sort vainqueur de la situation et il se produit une transformation et un enrichissement : on parle alors de stress «positif», ou, plus justement de "stimulation positive". L'organisme s'est adapté.

3. L'épuisement

L'organisme a utilisé toutes ses ressources précédemment. Il est « au bout du rouleau », ce qui le fragilise et favorise l'apparition de nombreuses maladies, ou déclenche, dans les cas extrêmes, la mort de l'individu qui en est victime.

*Bibliographie d du Dr Hans Selye
« Le stress de la vie » (Acheter ce livre), « Le stress sans détresse », (Acheter ce livre - version uk), « Du rêve à la découverte », « Le stress de ma vie » et « Stress ».

Le stress n'épargne personne, quel que soit son âge. Il peut être un moteur comme une source de handicap, de maladie, voire même de mort.

Auteur : Nicole Dutheil, ostéopathe DO MROF Paris-Toulouse (18/03/08)

 

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Le" burn-out" ou l?épuisement, c?est quoi ?

« Burn-out » est issu du verbe anglais to burn out, qui signifie saturer, épuiser. En particulier, ce terme peut désigner un syndrome d'épuisement professionnel (nommé Karoshi, ou Kaloshi -  mort par la fatigue au travail -  au Japon) qui fait partie des risques psychosociaux professionnels, consécutifs à l'exposition à un stress chronique.

 

Origine du nom

Le « Burn-out » - dans l'industrie aérospatiale - désigne « la situation d'une fusée dont l'épuisement de carburant a pour résultante la surchauffe et le risque de bris de la machine ». Le concept d'épuisement avait déjà été posé en France par Claude Veil dans les années 1950, et fait son apparition au cours de la décennie 70 aux Etats-Unis (...) en tant que problème social. Bradley est le premier à envisager un stress particulier lié au travail qu'il nomme « burnout ». Ce terme sera ensuite repris en 1974 par un psychanalyste américain Herbert J. Freudenberger, qui lui, parle de « Burn-Out Syndrome » (dans son livre Burnout: The High Cost of High Achievement) pour désigner l'état d'épuisement dans lequel se trouve le personnel soignant des Free Clinics, très investi professionnellement et émotionnellement avec les patients toxicomanes. Freudenberger définit le « Burnout » comme la perte de motivation d'une personne pour son travail, engendrée surtout par l'absence de résultats escomptés malgré une énorme implication de sa part.

Les métiers à risque

Certaines professions sont plus à risque que d'autres, notamment celles :

  • À fortes sollicitations mentales, émotionnelles et affectives
  • À fortes responsabilités
  • Où l'on exige d'atteindre des objectifs difficiles, voire impossibles
  • Où il existe un fort déséquilibre entre les tâches à accomplir et les moyens mis en ?uvre dans ce but
  • Où les missions et les tâches sont mal définies.

Les personnalités à risque

Certaines personnes sont plus à risque que d'autres. Elles présentent les traits de caractère suivants :
  • des idéaux de performance et de réussite élevés
  • une estime de soi fortement liée aux performances professionnelles
  • le travail est l'unique centre d'intérêt de l'individu
  • le travail comme seul refuge pour fuir les autres aspects de la vie.

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Symptômes de "burn-out"

Le « burn-out » se manifeste par « des symptômes somatiques non spécifiques comme la fatigue, des céphalées, des troubles gastro-intestinaux, des troubles du sommeil, des épisodes répétés et/ou prolongés d'infections rhino-pharyngées, grippales ou pseudo-grippales, ainsi que des signes psychiques et comportementaux variés. »
 
(Les citations sont issues de l'ouvrage de Pierre Canoui, Aline Moranges et Anne Florentin « Le syndrome d'épuisement professionnel des soignants. De l'analyse du Burn-Out aux réponses », éditions Masson (oct. 1998))

Le 1er symptôme de stress

insomnie
Les troubles du sommeil

Le sommeil est « l?état physiologique normal et périodique caractérisé essentiellement par la suspension de la conscience, la résolution musculaire, le ralentissement de la circulation, de la respiration » (Le Petit Robert)
En mars 2008, l?INPES (Institut national de prévention et d?éducation pour la santé) a publié les résultats de la première étude intégralement consacrée au sommeil (des jeunes adultes français) réalisée par les pouvoirs publics, « Les Français et leur sommeil ». Nous vous en soumettons quelques extraits.


Bien-être et/ou santé

Le sommeil ne relève pas simplement de l?ordre du « bien-être ». Il est étroitement lié aux modes de vie et a, en retour, un impact très important sur le quotidien.
"La recherche fondamentale sur les mécanismes du sommeil confirme que ce qui se passe au cours de la période d'éveil conditionne l'endormissement et la qualité du sommeil de la nuit suivante" (Propos de Jean-Louis Valatx, Directeur de Recherche Inserm U52 Université Claude Bernard, Lyon Président de PROSOM).

L'enquête permet de quantifier la prévalence de la dette chronique de sommeil au sein d?un échantillon représentatif de jeunes adultes (25-45 ans) et d?en identifier les principaux facteurs.
3 groupes de dormeurs ont été définis dans le cadre de cette étude :
- les insomniaques
- les personnes en dette chronique de sommeil
- les personnes ayant un sommeil « suffisant »


Les durées de sommeil
  • 45% des interrogés estiment dormir moins que ne le réclame leur organisme. Ce manque de sommeil est régulier (au moins 2 ou 3 fois par semaine).
  • 17% dorment moins de 6 heures, contre une moyenne de 7h21 pour les sommeils « suffisants », ceux qui permettent d?être en forme le lendemain.
Hygiène de sommeil
  • 46% représentent des habitudes plus irrégulières chez les personnes en dette de sommeil et les insomniaques, et cela même durant la semaine.
  • Près de 80% se couchent avant minuit, et leur temps d?endormissement est de 19 minutes.
 
La sieste
  • 30% des personnes interrogées la pratique de façon irrégulière, environ 2 fois par semaine, pendant moins de 30 mn (pour 15% des interrogés) et plus de 30mn (pour les autres).
« La réhabilitation de la sieste est prônée par de nombreux spécialistes du sommeil. Elle permettrait de réduire les risques d'accidents de la circulation - les statistiques nationales indiquent que la majorité des accidents se produisent au cours de périodes chronobiologiques de somnolence maximale (entre 2 et 5 heures du matin, entre 13 et 15 heures ».(Source : extrait de « La sieste pour tous ? » de Françoise Delormas, médecin, directeur de Prosom, Grenoble)


Attention !

« Le sommeil diurne est comme le péché de la chair, plus on en a eu, plus on le voudrait, cependant qu?on se sent malheureux, rassasié et insatiable en même temps » (« Le nom de la rose », Umberto Eco).
  • 2 personnes sur 3 consomment des stimulants après 17h.
  • 74% regardent la télévision avant d?aller se coucher.
  • 35% « surfent » sur le Net : les deux premières catégories restent en moyenne 1h30 devant leur écran? !
  • 13% des Français interrogés ingurgitent des produits qui les aident à s?endormir, en majorité (54%) des psychotropes.
Les causes
  • 57% déclarent que le travail est responsable de leurs problèmes de sommeil
  • 66% des insomniaques les attribuent à des troubles psychologiques
Le manque de sommeil et la vie quotidienne
  • 48% des interrogés notent son impact négatif sur leur caractère
  • 45% estiment qu?il a un effet sur leur humeur ou sur leur capacité de concentration
  • 32% pensent que leurs activités journalières en subissent les conséquences
  • 30% remarquent sa répercussion sur leurs relations aux autres.
Les bienfaits du sommeil
  • 90% reconnaissent que le sommeil est bon pour la santé.
Il est indispensable pour la récupération de votre journée et participe au repos tant de votre corps que de votre esprit.

- Chez l?enfant, le sommeil réparateur participe à une bonne croissance. Veillez à ce que ses nuits durent régulièrement : entre 16 et 17h pour le nouveau-né, 12h pour l?enfant de 3 ans, 10h pour celui de 6 ans, et 9h pour l?adolescent de 12 ans.
- A l?âge adulte, il faut entre 6 et 8 heures de sommeil pour bénéficier d?une réelle qualité de repos.
- Chez l?enfant comme chez l?adulte le sommeil a une action bénéfique sur la mémoire et le fonctionnement du cerveau.

Plaisir, obligation ou angoisse
  • 86% des personnes interrogées allient plaisir au sommeil
  • 10% l?estiment comme une contrainte
  • 11% des insomniaques trouvent le sommeil « angoissant »
Auteur : Equipe MétéoStress (13/10/08)

Nos conseils

 - Evitez les excitants (thé, café) après 17 heures, ainsi que les activités stimulantes ou stressantes, avant le coucher.
- Adaptez vos horaires en fonction de vos besoins de sommeil. En particulier, optez pour des horaires réguliers, respectez-les, vous aiderez votre « horloge biologique ».
- Choisissez un environnement calme pour dormir.
- Maintenez la température de votre chambre entre 17 et 19°.
- Levez-vous à heure fixe, même si vous n?avez pas bien dormi.
- Ne vous permettez qu?une sieste dans la journée (aucune si vous êtes insomniaque).
- Conservez des activités sociales, mentales et physiques pour prévenir les insomnies et les épisodes de somnolence diurne.

« Ayez en honneur le sommeil et respectez-le. C?est la chose première » (« Ainsi parlait Zarathoustra », Friedrich Wilhelm Nietzsche, publié entre 1883 et 1885)

Liens utiles

 

Stress et consommation de drogues

stress et les consommations de drogues
Certains consommateurs de stupéfiants, et plus particulièrement de "stimulants", pensent trouver  le moyen de surmonter leurs stress professionnels et personnels.

La cocaïne, souvent utilisée dans le cadre professionnel, peut donner l?illusion d?être beaucoup plus performant(e) qu?à l?habitude. Les amphétamines permettent  - un temps - de supporter un rythme de travail excessif, et le cannabis est parfois consommé dans le travail, pour lutter contre le sur-stress.
Les produits stupéfiants enchaînent petit à petit l?individu dans une consommation régulière et une conduite "à risque". Celle-ci engendre au fil du temps des problèmes sérieux de santé mentale et physique, des conflits familiaux et professionnels, des accidents et la précarité ; elles sont parfois directement ou indirectement la cause de décès.

 

L?Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies publie le « Rapport annuel 2008 ? Etat du phénomène de la drogue en Europe ». Nous vous en communiquons quelques chiffres.


La consommation

« Les stimulants ? amphétamines, ecstasy et cocaïne ? sont actuellement les drogues les plus fréquemment consommées en Europe, après le cannabis.

- quelque 12 millions d?Européens (15?64 ans) ont déjà expérimenté la cocaïne,
- 11 millions les amphétamines,
- 9,5 millions l?ecstasy.

Les données les plus récentes pour l?Europe confirment une stabilisation, voire un recul, de la consommation d?amphétamines et d?ecstasy. Dans le même temps, elles font état d?une progression constante de la consommation de cocaïne. »


Amphétamines et ecstasy

- « Environ 2 millions de jeunes Européens (15?34 ans) ont consommé des amphétamines au cours de l?année écoulée;
- quelque 2,5 millions ont fait usage de l?ecstasy.

Les données des enquêtes en milieu scolaire menées en République tchèque, en Espagne, en Suède et au Royaume-Uni étayent l'hypothèse d'une stabilisation générale de la situation, voire d?un recul, de la consommation d'amphétamines et d'ecstasy chez les 15?16 ans. »


Cocaïne

- « Quelque 3,5 millions de jeunes Européens (15?34 ans) ont consommé de la cocaïne au cours de l?année écoulée et
- 1,5 million durant le mois écoulé.

Dans les pays présentant une forte prévalence (Danemark, Espagne, Irlande, Italie et Royaume-Uni), la proportion d?usagers durant l?année chez les jeunes adultes oscille entre 3% et 5,5 %. Les demandes de traitement pour des problèmes liés à l?usage de cocaïne sont aussi en augmentation.
La cocaïne domine le marché illicite de stimulants en Europe de l?Ouest et du Sud. »


Cannabis

« - Près d?un quart des Européens, soit environ 71 millions d?individus (15?64 ans) ont expérimenté le cannabis au cours de leur vie,
- 7 % (23 millions) en ont consommé au cours de l?année écoulée.
On estime qu?environ 17,5 millions de jeunes Européens (15?34 ans) ont consommé du cannabis au cours de l?année écoulée.

Selon Wolfgang Götz, directeur de l?OEDT, «le nombre de consommateurs de cannabis réguliers et intensifs est néanmoins susceptible d?évoluer indépendamment de la prévalence de l?usage de cette drogue dans l?ensemble de la population».

 

Quelque 4 millions d?adultes européens (15?64 ans) consommeraient du cannabis quotidiennement ou quasi quotidiennement.
Parmi les 160 000 premières demandes de traitement liées à la drogue, recensées en 2006, le cannabis figure en seconde place des motifs de consultation (28 %) après l?héroïne (35 %).


Afrique occidentale, principale plaque tournante du trafic de cocaïne

On assiste également à l'émergence de ce trafic en Europe de l?Est. En 2007, près d?un quart du trafic de cocaïne à destination de l?Europe a transité par l?Afrique occidentale (ONUDC, 2008). »


Internet

« L?OEDT signale aussi que plus de 200 psychotropes sont actuellement en vente dans les magasins en ligne d?Europe.
Si les substances proposées à la vente par ces commerces sont souvent décrites comme des «euphorisants légaux», dans certains pays européens, ces drogues sont régies par les mêmes lois que les drogues illicites, et peuvent donner lieu à des sanctions. »


Equipe MétéoStress (16/12/08)

(Source : extraits du communiqué de presse du 6/11/08, Rapport 2008 de l?Observatoire Européen des Drogues et Toxicomanies, OEDT : http://www.emcdda.europa.eu/publications/annual-report/2008 )

 

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Stress chronique et Coeur

Les stress émotionnels et physiques ont un impact négatif sur le coeur et la circulation sanguine. Le stress aigu est un système de défense de l?organisme, il est vital; le stress chronique lui est un stress, pas forcément élevé mais répétitif, sur une longue période de temps. Les hormones du stress (catécholamines, dont l'épinephrine, aussi connue sous le nom d'adrénaline) ont des effets négatifs lorsque le c?ur est exposé à des taux élevés de catécholamines sur une longue durée.

Le stress peut entraîner une augmentation de la demande en oxygène dans l'organisme, un spasme des artères du c?ur (les coronaires) et des troubles du rythme cardiaque (par instabilité électrique du système de conduction du c?ur).


Il a été prouvé que le stress chronique augmente la fréquence cardiaque et la pression artérielle, il est alors plus difficile pour le c?ur de produire le flux sanguin nécessaire au fonctionnement de l'organisme. Des élévations à long terme de la pression artérielle, aussi observées avec l'hypertension artérielle (élévation de la pression artérielle non liée au stress), sont mauvaises pour la santé et peuvent déclencher un infarctus du myocarde (crise cardiaque), une insuffisance cardiaque, des troubles du rythme cardiaque et un accident vasculaire cérébral.



Types fréquents de stress chronique1

Toutes les émotions, qu?elles soient positives ou négatives, peuvent entraîner un stress. Elles peuvent être provoquées par

?    des difficultés familiales ou le mariage
?    des problèmes financiers
?    un stress au travail
?    des maladies physiques et mentales
?    un changement de travail ou des heures travaillées nocturnes
?    un stress scolaire, en particulier celui associé au travail et aux obligations familiales
?    l'abus de drogues, dont le tabac et l'alcool
?    des soins de parents âgés, souvent associés à l'éducation de ses  propres enfants
?    la solitude


Effets cardiaques du stress chronique

?    Augmentation de la fréquence cardiaque
?    Hypertension artérielle
?    Troubles du rythme cardiaque
?    Augmentation de la demande en oxygène
?    Douleur thoracique
?    Difficulté respiratoire


Prévention et gestion du stress


?    Pratiquer une activité physique quotidienne de 30 min.
?    Préférer une alimentation riche en fruits, légumes, poissons et céréales.
?    Ne pas fumer.
?    Boire de l'alcool avec modération (1 à 2 verres de vin rouge/jour).
?    S?offrir des temps de repos, de méditation, de prière, de yoga, et de relaxation.
?    Etre entouré par sa famille, ses amis, et ses collègues de travail apporte un réel soutien.  Parler des problèmes aide à exprimer ses sentiments et à diminuer le(s) conflit(s).
?    Si vous souffrez d'une cardiopathie, votre médecin peut vous prescrire un traitement qui vous aidera à diminuer la fréquence cardiaque et à contrôler les troubles du rythme.

Par le Dr Florence Bénichoux (18/10/08)


Pour plus d?information, contactez la Fédération française de Cardiologie : http://www.fedecardio.com


Notes

1 Faites le test  "Mon stress et ses causes passées"


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 Liens utiles :

http://www.santepratique.fr

 

Tester votre niveau de stress
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