Les situations les plus communes sont représentées par la présence d'un
stress insidieux que le cardiologue a du mal à percevoir. C'est par exemple :
- de ne pas vouloir arrêter de fumer alors qu'on en connaît les méfaits.
- de ne pas prendre régulièrement ses comprimés quand on pense que les effets indésirables sont supérieurs aux bénéfices attendus
- de ne pas se rendre aux rendez-vous programmés et se présenter en urgence ensuite,
- d'être agressif un jour et être déprimé le lendemain
- de rapporter ses problèmes à une situation familiale ou professionnelle difficile.
Récemment, les séances d'
éducation thérapeutique basées sur une équipe multidisciplinaire incluant des compétences psycho-sociales, nous ont fait comprendre l'importance de la
dépression et du stress chronique dans les rechutes de maladies cardiovasculaires.
Néanmoins, le traitement de ces états psychologiques pouvant être à l'origine d'épisodes ou de rechutes cardiovasculaires reste à ce jour à
la charge du médecin généraliste.
Encore une fois, le cardiologue n'est pas préparé à identifier les contraintes qui sous-tendent ces états psychologiques et très souvent sa réponse sera purement médicale.
Le stress est central dans l'activité du cardiologue mais aucune attitude systématique n'est proposée dans les cabinets de cardiologie. La
coopération entre les différentes disciplines médicales est souhaitable et des projets pilotes sont en cours.